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Virginal souillure
Tranche de Vie

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TchatcheBlog: Virginal souillure

Catégorie : Tranche de Vie
Créé le :  13 juin 2005 18h13 par UneFrite
Modifié le :  21 nov. 2006 19h23
Visité :  1369 fois Cette semaine :  0 fois

Description :
Le travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développment de la raison, des desirs, du gout de
l'independance.
Nietzsche
------------------------------------------------------------------------------------------------
La servitude, c'est de vivre pour soi-même,
et la liberté, C'est d'y renoncer totalement .


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Volo -Le MEDEF-
Créé le : 21 nov. 2006 19h23 Article posté par : Web

Quand je s'rai membre du Medef
J'aurai pour tâche de défendre
Tous ceux qui payent l'ISF
Et la liberté d'entreprendre
Et je me battrai pour qu'on baisse
Significativement les charges
Etant donné ce qu'on encaisse
Pour qu'nos manoeuvres aient plus de marges
Quand je s'rai membre du Medef
Je s'rai le partenaire social
De tous les précaires et des SDF
Car quand on est libéral
On rend le travail plus flexible
Et pour c'qui est de la justice
On promet la main invisible
D'Adam Smith

Mais j'gagne et j'dépense
Un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance
Et je comprends pas pourquoi
Il me reste que d', il me reste rien à la fin du mois

Quand je s'rai membre du Medef
J'aurai pour tâche de foutre en l'air
Tout c'qui rapporte pas bézef
Et qui coûte cher en fonctionnaires
Et j'me battrai contre la crise
Pour relancer l'activité
Je prôn'rai qu'on la délocalise
Partout où on peut l'exploiter
Quand je s'rai membre du Medef
J'dirai qu'le libre-échange peut tout
Pendant qu'j'engrangerai les bénefs
En embauchant à moindre coût
J's'rai pour un état régalien
Armé des lois de la police
Qui s'tiennent main dans la main
D'Adam Smith

Mais j'gagne et j'dépense
Un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance
Et je comprends pas pourquoi
Il me reste que d', il me reste rien à la fin du mois

Il disent que l'droit du travail
N'est pas favorable à l'emploi
Parce qu'il est trop contraignant
Et contre-productif
Ils disent que l'salarié
Devrait n'devoir compter qu'sur soi
Parce qu'il n'peut pas y avoir
De projet collectif
Ils socialisent les coûts
Et privatisent les bénéfices
Les bien publics ne valent le coup
Qu'à condition qu'ils s'enrichissent
Alors je m'dis qu'j'dois pas être le seul en lice
A vouloir mettre ma main dans la gueule
D'Adam Smith

Mais j'gagne et j'dépense
Un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance
Et je comprends pas pourquoi
Il me reste que d', il me reste rien à la fin du mois
Mais j'gagne et j'dépense
Un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance
Et je comprends pas pourquoi
Il me reste que d', il me reste rien à la fin du mois
Mais j'gagne et j'dépense
Un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance
Et je comprends pas pourquoi
Il me reste que d', il me reste rien à la fin du mois

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16h34
Créé le : 15 sept. 2006 19h57 Article posté par : Web

TchatcheBlog: 16h34

Qu'est que c'est hilarant de voir la différence de culture, d'éducation entre les générations.

Pas plus tard que tout à l'heure, en latin , la prof nous fait lacher la grammaire pour nous adonner aux citations latines et quelques étymologies . Donc elle nous donne les ciations , commence son cours, puis arrive l'élément declancheur.



Prof. - Ad libitum , c'est pour dire à une personne, par exemple à un musicien, de jouer à volonté , par exemple.

Eleve X. -On peut le dire pour un diner non ? Servez-vous ad libitum ?

Prof. -Hmm non ,ca ferait PEDANT ! (éclat de rire de la matonne )


Quelques minutes passèrent jusqu'au moment clef.


Prof. - Ad patres veut dire " le tuer ".

Eleve X. - C'est un genre d'euphemisme...

Prof - Oui voila.

Moi, à voix basse. -Ca fait pédant d'utiliser "euphemisme"...

Prof. - Mais pas du tout, c'est pas pedant ! Tout le monde doit savoir ce qu'est un euphemisme !

Moi. - j'veux bien , je suis d'accord que c'est un mot que tout le monde devrait savoir , mais dans notre langage appauvrie de lycéen , pour nous c'est assez pedant.

Eleve Y, a voix basse me demande. -C'est quoi un euphémisme ?

Eleve O, a voix basse -C'est quoi pédant ?


(HAHAHAA !!!! Le choc des cultures !!!! )




La prof explique à la classe la définition de pédant et d'euphemisme dans un brouhaha collectif
.


 

Eleve P. -C'est la cacophonie !

Moi. -Arrête, t'es pédant....

Prof - Mais non ce n'est pas pedant ! On peut utiliser tous les registres de langue! Autant le soutenu que le courant !!!

Moi - je veux bien , mais fait d'utiliser un langage soutenu, c'est deja être pédant parceque en dehors du "systeme scolaire" aucun éleve se gargarise à coup de " Myriade , Aboulie , Oekounène , Fol , Logorrhée, Pyorrhée "et autres noms ou adjectifs .Nous restons dans une espèce appauvrisement qui nous réconforte ( il faudrait parler du faconnement de la culture et rang social...).JE parle en general bien sur...

Prof. - Et bien c'est tristre d'appauvrir votre langage !


 

Et encore une prof que ne peut cautionner et encore moins comprendre les degats causés par l'assentiment general d'une norme, d'une moyenne.

Assentiment implicite ! C'est assez drole -mais aussi affligeant- de voir que cette situation peut être analogue avec nos vies humaines. Combien de fois on se fait bercer par une belle melopée pleine d'allegresse ?

Combien de fois on se laisse porter ? Combien ?

Et oui , la transcendance est assez dure à atteindre de nos jour -surtout avec l'esprit cathodique et consumériste- voir impossible. Bon , je retourne à mes occupations frivoles : Bilevesée ( haha , pédant ? incongru ? )



Et comment dirait la prof de latin : " Vous n'êtes que des Nihilistes primitifs aux molaires courtes "


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Créé le : 13 sept. 2006 17h41 Article posté par : Web

Il était une fois un navire commandé par un capitaine et des seconds, si vaniteux de leur habileté à la manoeuvre, si pleins d’hybris et tellement imbus d’eux-mêmes, qu’ils en devinrent fous. Ils mirent le cap au nord, naviguèrent si loin qu’ils rencontrèrent des icebergs et des morceaux de banquise, mais continuèrent de naviguer plein nord, dans des eaux de plus en plus périlleuses, dans le seul but de se procurer des occasions d’exploits maritimes toujours plus brillants.
Le bateau atteignant des latitudes de plus en plus élevées, les passagers et l’équipage étaient de moins en moins à l’aise. Ils commençèrent à se quereller et à se plaindre de leurs conditions de vie.

 — Que le diable m’emporte, dit un matelot de deuxième classe, si ce n’est le pire voyage que j’aie jamais fait. Le pont est luisant de glace. Quand je suis de vigie, le vent transperce ma veste comme un couteau ; chaque fois que je fais prendre un ris à la voile de misaine, il s’en faut vraiment de peu que je me gèle les doigts ; et pour cela, tout ce que je gagne, ce sont cinq misérables shillings par mois !
 — Vous pensez que vous vous faites avoir ! dit une passagère, Moi, je n’arrive pas à fermer l’oeil de la nuit à cause du froid. Sur ce bateau, les dames n’ont pas autant de couvertures que les hommes. Ce n’est pas juste !

Un marin mexicain fit chorus :

 — Chingado ! Je ne gagne que la moitié du salaire d’un marin anglo-saxon. Pour tenir le coup avec ce climat, il nous faut une nourriture abondante et je n’ai pas ma part ; les Anglo-Saxons en reçoivent plus. Et le pire de tout, c’est que les officiers me donnent toujours les ordres en anglais au lieu de le faire en espagnol.
 — J’ai plus de raisons de me plaindre que qui que ce soit, dit un marin indien. Si les Visages Pâles n’avaient pas volé la terre de mes ancêtres, je ne me serais jamais trouvé sur ce navire, ici, au milieu des icebergs et des vents arctiques. Je serais simplement dans un canoë, en train de pagayer sur un joli lac paisible. Je mérite un dédommagement. Pour le moins, le capitaine devrait me laisser organiser des parties de dés, afin que je puisse me faire un peu d’argent.

Le maître d’équipage dit ce qu’il avait à dire, sans mâcher ses mots :

 — Hier, le premier second m’a traité de tapette parce que je suce des bites. J’ai le droit de sucer des bites sans que l’on me donne des surnoms pour autant.
 — Les humains ne sont pas les seules créatures que l’on maltraite sur ce bateau, lança, la voix tremblante d’indignation, une passagère amie des animaux. La semaine dernière, j’ai vu le deuxième second donner à deux reprises des coups de pied au chien du navire !

L’un des passagers était professeur d’université. Tout en se tordant les mains, il s’exclama :

 — Tout cela est affreux ! C’est immoral ! C’est du racisme, du sexisme, du spécisme, de l’homophobie et de l’exploitation de la classe ouvrière ! C’est de la discrimination ! Nous devons obtenir la justice sociale : un salaire égal pour le marin mexicain, des salaires plus élevés pour tous les marins, un dédommagement pour l’Indien, un nombre égal de couvertures pour les dames, la reconnaissance du droit à sucer des bites et plus de coups de pied au chien !
 — Oui, oui ! crièrent les passagers. Oui, oui ! cria l’équipage. C’est de la discrimination ! Nous devons exiger nos droits !

Le mousse se racla la gorge :

 — Hem. Vous avez tous de bonnes raisons de vous plaindre. Mais il me semble que ce qui est vraiment urgent c’est de virer de bord et de mettre le cap au sud, car si nous continuons d’aller vers le nord, nous sommes sûrs de faire naufrage tôt ou tard, et alors vos salaires, vos couvertures et votre droit à sucer des bites ne vous serviront à rien, car nous serons tous noyés.

Mais personne ne lui prêta la moindre attention : ce n’était que le mousse. 


De leur poste situé sur la dunette, le capitaine et les officiers avaient regardé et écouté cette scène. A présent, ils souriaient et se faisaient des clins d’oeil, puis, obéissant à un signe du capitaine, le troisième second descendit de la dunette. Il se dirigea nonchalamment vers l’endroit où les passagers et l’équipage étaient rassemblés et se fraya un chemin parmi eux. Il prit un air très sérieux et parla en ces termes :

 — Nous, les officiers, devons admettre que des choses vraiment inexcusables se sont passées sur ce navire. Nous n’avions pas compris à quel point la situation était mauvaise avant d’avoir entendu vos plaintes. Nous sommes des hommes de bonne volonté et entendons être justes avec vous. Mais — il faut bien le dire — le capitaine est plutôt conservateur et routinier, et il faudrait peut-être le pousser un petit peu pour qu’il se décide à des changements importants. Mon opinion personnelle est que si vous protestez énergiquement — mais toujours de manière pacifique et sans violer aucun article du règlement de ce navire — cela secouerait l’inertie du capitaine et le forcerait à se pencher sur les problèmes dont vous vous plaignez à si juste titre.

Ceci ayant été dit, il retourna à la dunette. Comme il repartait, les passagers et l’équipage lui lancèrent des épithètes :

 — Modéré ! Réformiste ! Libéral hypocrite ! Valet du capitaine ! Ils firent pourtant ce qu’il avait dit.

Ils se regroupèrent en masse devant la dunette, hurlèrent des insultes aux officiers et exigèrent leurs droits :

— Je veux un salaire supérieur et de meilleures conditions de travail, dit le deuxième classe.
 — Le même nombre de couvertures que les hommes, dit la passagère.
 — J’exige de recevoir mes ordres en espagnol, dit le marin mexicain.
 — J’exige le droit d’organiser des parties de dés, dit le marin indien.
 — Je refuse d’être traité de tapette, dit le maître d’équipage.
 — Qu’on ne donne plus de coups de pied au chien, dit l’amie des animaux.
 — La révolution tout de suite ! s’écria le professeur.

Le capitaine et les officiers se réunirent et conférèrent pendant quelques minutes tout en se faisant des clins d’oeil, des signes de tête et des sourires. Puis le capitaine se rendit à l’avant de la dunette et, avec force démonstration de bienveillance, il annonça que le salaire du deuxième classe serait porté à six shillings par mois, que celui du Mexicain serait égal aux deux-tiers de celui d’un marin anglo-saxon et qu’on lui donnerait en espagnol l’ordre de faire prendre un ris à la voile de misaine, que les passagères recevraient une couverture supplémentaire, qu’on permettrait au marin indien d’organiser des parties de dés les samedis soirs, qu’on ne traiterait plus le maître d’équipage de tapette tant qu’il ferait ses pipes dans la plus stricte intimité, et que l’on ne donnerait plus de coups de pied au chien, sauf s’il faisait quelque-chose de vraiment vilain, comme voler de la nourriture dans la cuisine par exemple.

Les passagers et l’équipage célébrèrent ces concessions comme une grande victoire, mais le lendemain ils étaient de nouveau mécontents.

 — Six shillings par mois, c’est un salaire de misère, et je me gèle toujours les doigts quand je fais prendre un ris à la voile de misaine ! grognait le deuxième classe.
 — Je n’ai toujours pas le même salaire que les Anglo-Saxons ni assez à manger pour ce climat, dit le marin mexicain.
 — Nous, les femmes, n’avons toujours pas assez de couvertures pour nous tenir au chaud, dit la passagère. Tous les autres membres de l’équipage et les passagers formulèrent des plaintes similaires, encouragés par le professeur.

Quand ils eurent terminé, le mousse prit la parole — cette fois plus fort, de manière à ce que les autres ne puissent plus l’ignorer aussi facilement.

 — C’est vraiment terrible que l’on donne des coups de pied au chien parce qu’il a volé un peu de pain dans la cuisine, que les femmes n’aient pas autant de couvertures que les hommes, que le deuxième classe se gèle les doigts, et je ne vois pas pourquoi le maître d’équipage ne pourrait pas sucer des bites s’il en a envie. Mais regardez comme les icebergs sont gros à présent et comme le vent souffle de plus en plus fort. Nous devons virer de bord et mettre le cap au sud, car si nous continuons vers le nord nous allons faire naufrage et nous noyer.
 — Oh oui, dit le maître d’équipage, Il est tout à fait affreux de continuer vers le nord. Mais pourquoi devrais-je rester confiné dans les toilettes pour sucer des bites ? Pourquoi devrais-je être traité de tapette ? Ne suis-je pas aussi bien que n’importe qui ?
 — Naviguer vers le nord est terrible, dit la passagère, Mais ne voyez-vous pas que c’est exactement la raison pour laquelle les femmes ont besoin de davantage de couvertures afin de se maintenir au chaud ? J’exige le même nombre de couverture pour les femmes, immédiatement !
 — C’est tout à fait vrai, dit le professeur, que naviguer vers le nord nous impose à tous de grandes épreuves. Mais il ne serait pas réaliste de changer de route pour aller au sud. On ne peut pas remonter le cours du temps. Nous devons trouver un moyen raisonnable de gérer la situation.
 — Ecoutez, dit le mousse, si nous laissons les quatre fous de la dunette agir à leur guise, nous allons tous nous noyer. Si jamais nous mettons le navire hors de danger, alors nous pourrons nous inquiéter des conditions de travail, des couvertures pour les femmes et du droit à sucer des bites. Mais nous devons commencer par virer de bord. Si quelques-uns d’entre nous se réunissent, élaborent un plan et font preuve d’un peu de courage, nous pourrons nous sauver. Nous n’aurions pas besoin d’être nombreux — six ou huit, cela suffirait. Nous pourrions lancer une charge contre la dunette, balancer ces fous par-dessus bord et tourner la barre du navire vers le sud.

Le professeur releva le nez et dit d’un ton sévère :

 — Je ne crois pas à la violence, c’est immoral.
 — Il n’est jamais éthique d’utiliser la violence, dit le maître d’équipage.
 — La violence me terrifie, dit la passagère. 


Le capitaine et les officiers avaient regardé et écouté toute la scène. A un signe du capitaine le troisième second descendit sur le pont. Il circula parmi les passagers et l’équipage en leur disant qu’il restait beaucoup de problèmes sur le navire.

 — Nous avons fait beaucoup de progrès, dit-il, mais il reste beaucoup à faire. Les conditions de travail du deuxième classe restent dures, le Mexicain n’a toujours pas le même salaire que les Anglo-Saxons, les femmes n’ont pas encore autant de couvertures que les hommes, les parties de dés du samedi soir de l’Indien sont un dédommagement dérisoire par rapport à la perte de ses terres, il n’est pas juste que le maître d’équipage doive rester confiné dans les toilettes pour sucer des bites, et le chien continue de recevoir des coups de pieds de temps en temps. Je pense que le capitaine a encore besoin qu’on le pousse. Il serait utile que vous organisiez tous une autre manifestation — pourvu qu’elle reste non-violente.

Comme il retournait à la poupe, les passager et l’équipage lui lancèrent des insultes, mais ils firent néanmoins ce qu’il avait dit et se réunirent en face de la dunette pour une autre manifestation. Ils fulminèrent, s’emportèrent, montrèrent les poings et lancèrent même un oeuf pourri sur le capitaine (qui l’évita habilement).

Après avoir écouté leurs plaintes, le capitaine et les officiers se réunirent pour une conférence où ils se firent des clins d’oeil et de larges sourires. Puis le capitaine alla à l’avant de la dunette et annonça qu’on allait donner des gants au deuxième classe afin qu’il ait les doigts au chaud, que le marin mexicain allait recevoir un salaire égal aux trois-quarts de celui des Anglo-Saxons, que les femmes allaient recevoir une autre couverture, que le marin indien allait pouvoir organiser des parties de dés tous les samedi et dimanche soirs, qu’on allait permettre au maître d’équipage de sucer des bites en public dès la tombée de la nuit, et que personne ne pourrait donner des coups de pied au chien sans une permission spéciale du capitaine.

Les passagers et l’équipage s’extasièrent devant cette grande victoire révolutionnaire, mais dès le lendemain matin, ils étaient de nouveau mécontents et commencèrent à maugréer toujours à propos des mêmes problèmes.

Cette fois le mousse se mit en colère :

 — Bande d’imbéciles ! cria-t-il, Vous ne voyez pas ce que le capitaine et les officiers sont en train de faire ? Ils vous occupent l’esprit avec vos réclamations dérisoires — les couvertures, les salaires, les coups de pied au chien, etc. — et ainsi vous ne réfléchissez pas à ce qui ne va vraiment pas sur ce navire : il fonce toujours plus vers le nord et nous allons tous sombrer. Si seulement quelques-uns d’entre vous revenaient à la raison, se réunissaient et attaquaient la dunette, nous pourrions virer de bord et sauver nos vies. Mais vous ne faites rien d’autre que de geindre à propos de petits problèmes mesquins, comme les conditions de travail, les parties de dés et le droit de sucer des bites.

Ces propos révoltèrent les passagers et l’équipage.

 — Mesquin !! s’exclama le Mexicain, Vous trouvez raisonnable que je ne recoive que les trois-quarts du salaire d’un marin anglo-saxon ? ça, c’est mesquin ?!
 — Comment pouvez-vous qualifier mes griefs de dérisoires ? s’écria le maître d’équipage, Vous ne savez pas à quel point c’est humiliant d’être traité de tapette ?
 — Donner des coups de pied au chien n’est pas un «petit problème mesquin» ! hurla l’amie des animaux, c’est un acte insensible, cruel et brutal !
 — Bon, d’accord, répondit le mousse, Ces problèmes ne sont ni mesquins, ni dérisoires. Donner des coups de pied au chien est un acte cruel et brutal, et se faire traiter de tapette est humiliant. Mais comparées à notre vrai problème - le fait que le navire continue vers le nord - vos réclamations sont mineures et insignifiantes, parce que si nous ne virons pas bientôt de bord, nous allons tous sombrer avec le navire.
 — Fasciste ! dit le professeur.
 — Contre-révolutionnaire ! s’écria la passagère.

 Et l’un après l’autre, tous les passagers et membres de l’équipage firent chorus, traitant le mousse de fasciste et de contre-révolutionnaire. Ils le repoussèrent et se remirent à maugréer à propos des salaires, des couvertures à donner aux femmes, du droit de sucer des bites et de la manière dont on traitait le chien.

Le navire continua sa route vers le nord, au bout d’un moment il fut broyé entre deux icebergs. Tout le monde se noya.



Théodore J. Kaczynski
Octobre 1999.

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Créé le : 24 juil. 2006 16h52 Article posté par : Web

TchatcheBlog:
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21 juin ! clin d'oeil pour la fete de la musique
Créé le : 21 juin 2006 16h04 Article posté par : Web

 

Je suis le maillon faible
de votre sous-culture plastique.
Je ne connais rien aux règles
je me fous de votre esthétique
tu m'parle de la nouvelle star des cons
j'ai jamais entendu son nom...
Consommation de masse,
C'est la lutte des pétasses.
On recherche l'authentique
Le vrai, pas le merdique
Sauf les seins on m'a dit que c'est mieux
Quand ils sont faux et caoutchouteux

SI C'EST VOUS LA CULTURE - NOUS SERONS LA GUERILLA
SI C'EST VOUS LE FUTUR - NOUS SERONS LA GUERILLA
SI C'EST VOUS LA MUSIQUE - NOUS SERONS LA GUERILLA
SI C'EST VOUS L'ARTISTIQUE - NOUS SERONS LA GUERILLA

La télé la radio : la culture caniveau
La crétinisation l'apathie des moutons
Tu m'parle de la nouvelle star des cons
j'ai deja oublié son nom.
Un regard parano
C'est ça vos idéaux ?
C'est la loi du marché
Je m'ennui devant la télé
Sauf les seins on m'a dit que c'est mieux
Quand ils sont faux et caoutchouteux

Si c'est vous la culture ....

Guerilla Poubelle "Culture Poubelle"


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